Le media trail de référence

Calendrier : les 10 courses de trail à ne pas rater en 2026

Par Marc Dubois·31 mars 2026·6 min de lecture
Calendrier : les 10 courses de trail à ne pas rater en 2026

De la Patagonie aux Alpes, notre sélection pour planifier votre saison 2026.

L'appétit pour le trail n'a jamais été aussi vorace et 2026 s'annonce comme un millésime dense : nouvelle gouvernance ITRA, circuit Golden Trail World Series remanié, retour de formats longs sur des terrains rarement explorés par les circuits internationaux. Entre dossards sold-out en quelques minutes, tirages au sort de plus en plus sélectifs et calendriers qui se chevauchent, il devient nécessaire de planifier sa saison comme un directeur sportif planifie un Tour. Nous avons passé au crible une centaine d'épreuves, discuté avec des coureurs du top 30 mondial, des organisateurs et quelques bénévoles qui voient passer tout le monde au ravito du 70e kilomètre. Voici notre sélection : dix rendez-vous qui, chacun à leur manière, raconteront quelque chose de la saison à venir. Du glacier argentin aux sentes corses, en passant par les crêtes valaisannes, cette liste n'est pas un palmarès figé, mais une feuille de route pour celles et ceux qui veulent frotter leurs semelles aux cailloux qui comptent.

Janvier-mars : ouvrir la saison sous le soleil austral

La saison 2026 commencera pour beaucoup dans l'hémisphère sud. Patagonia Run (Argentine, 16-19 avril), sur les rives du lac Lácar à San Martín de los Andes, reste le plus grand festival de trail d'Amérique latine avec ses sept formats. Le 160 km, avec ses 7 500 m de D+ sur un terrain volcanique changeant, a vu Pau Capell et Ida Nilsson inscrire leur nom au palmarès — la version 2026 promet un plateau élargi grâce à l'intégration au circuit Spartan Trail World Championship.

Image illustrative trail running

Plus tôt dans l'année, Tarawera Ultramarathon (Nouvelle-Zélande, 7 février) sert traditionnellement de révélateur. Sur les 102 miles autour de Rotorua, on surveillera le retour de Courtney Dauwalter après sa saison sabbatique annoncée fin 2025. Les forêts de séquoias et les lacs géothermiques en font un décor singulier, à mi-chemin entre ultra nord-américain et trail européen.

Enfin, Transgrancanaria (Canaries, 27 février-1er mars) ouvrira la saison européenne. Le parcours de 128 km traverse l'île du nord au sud et la nuit dans les pins de Tamadaba reste l'une des expériences sensorielles les plus fortes du circuit UTMB World Series.

Printemps : les Pyrénées et la Méditerranée

Penyagolosa Trails HG (Espagne, 11 avril) a discrètement gagné en prestige depuis son partenariat avec Golden Trail. Les 108 km reliant Castellón au sanctuaire du Penyagolosa mêlent pèlerinage, chaleur sèche et technique pure. Kílian Jornet en avait fait son terrain d'entraînement de référence au printemps ; beaucoup de leaders actuels y viennent pour les mêmes raisons.

En mai, Restonica Trail (Corse, 23 mai) s'impose comme l'alternative intimiste aux mastodontes. Le 85 km autour de la vallée granitique culmine au Monte Rotondo (2 622 m), avec des passages de névés fréquents en mai. Dossards limités à 400 : prévoir l'inscription dès l'ouverture en décembre.

Juin-juillet : l'été alpin s'embrase

Le Mont-Blanc Marathon (Chamonix, 26-28 juin) reste l'ouverture officieuse de la saison alpine. Le 90 km avec son passage au refuge Albert 1er est désormais comptant pour les Sky Classics. On y viendra observer la nouvelle garde française, emmenée par Blandine L'Hirondel et Baptiste Chassagne, tous deux annoncés sur le plateau.

Image illustrative trail running

Lavaredo Ultra Trail (Italie, 25-27 juin) — 120 km, 5 800 m D+ — conserve sa place sur la liste pour une raison simple : le départ nocturne de Cortina d'Ampezzo devant 6 000 spectateurs et le lever de soleil sur les Tre Cime constituent probablement le plus beau quart d'heure du trail européen. Le tracé 2026 intègre une variante vers le Monte Piana, plus technique.

En juillet, Hardrock 100 (Colorado, 10 juillet) demeure le Graal américain. Loterie à 3 % de chances, 33 000 pieds de dénivelé positif, altitude moyenne de 3 350 m. François D'Haene y est annoncé pour une quatrième tentative. Un mythe, un vrai.

Fin d'été : la bascule

Impossible d'omettre l'UTMB (Chamonix, 24-30 août), 23e édition. Au-delà du circuit CCC-OCC-TDS, on scrutera les débats autour du nouveau système de dossards élites et la question de l'équité géographique, qui a animé les forums tout l'hiver. Sportivement, Jim Walmsley défendra son titre contre un plateau où émergent les Américains Riley Brady et les Chinois du collectif Kailas.

Deux semaines plus tard, Tor des Géants (Courmayeur, 13-20 septembre) — 330 km en Val d'Aoste — propose l'antithèse : pas de circuit, pas de prize money, juste la montagne. L'édition 2026 marque les 17 ans de la course et intègrera un nouveau col au-delà de Donnas, confirmé par l'organisation en novembre.

Automne : conclure en altitude

Pour refermer la saison, Diagonale des Fous (Réunion, 15-19 octobre) reste l'ultra le plus iconique de l'océan Indien. 165 km, 10 000 m D+, traversée du cirque de Mafate de nuit : la course française la plus dure, selon Benoît Girondel lui-même. L'édition 2026 célèbre ses 34 ans avec une exposition photographique prévue à Saint-Pierre.

La liste se clôt avec Javelina Jundred (Arizona, 31 octobre), 100 miles dans le désert de Sonoran. Format plat (1 500 m D+), costumes d'Halloween obligatoires sur le premier tour, ambiance cactus et coyotes : c'est l'anti-UTMB, parfait pour viser un chrono sous les 15 h ou simplement clore la saison en légèreté.

Dix courses, dix registres différents. Aucune liste ne peut prétendre à l'exhaustivité — nous aurions pu citer Madeira Island Ultra-Trail, le Grand Raid des Pyrénées ou le Ultra-Trail Cape Town — mais celle-ci offre un équilibre entre accessibilité et mythe, entre circuits internationaux et pépites confidentielles. Reste le plus difficile : choisir. Conjuguer calendrier professionnel, budget, pic de forme et préparation spécifique demande autant de stratégie que la course elle-même. Un conseil de fin, glané auprès d'un finisher multiple du Tor : « Mieux vaut en viser trois et les courir bien, que dix et les subir. » 2026 s'ouvre. Les dossards, eux, n'attendront pas.

Calendrier2026

Catégorie

Courses & Récits

Récits de course et comptes rendus

Tous les articles →